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Contexte géographique

1. Le bassin versant de la Seugne

La Seugne est un affluent rive gauche de la Charente. La superficie de son bassin versant est estimée à 90 000 ha dans sa globalité, dont 90% dans le département de la Charente-Maritime, et 10% dans celui de la Charente. Elle représente environ 10% de la surface du bassin versant global de la Charente.

2. Le climat

Le climat de cette partie du territoire est de type océanique tempéré. Les hivers sont doux et les étés chauds et secs. Le département de Charente-Maritime connaît le meilleur ensoleillement du littoral atlantique.

3. La topographie et le relief

Le bassin versant de la Seugne est caractérisé par des reliefs peu marqués et des altitudes relativement faibles, ne dépassant guère 120 m NGF dans les zones amont du bassin. Les fonds de vallées du site Natura 2000 ont une altitude comprise entre 90 m et 10 m.

4. La nature du sol et du sous-sol

La Seugne et ses affluents sont installés sur des alluvions fluviatiles récentes constituées de limons sableux et de sables à petits galets et débris calcaires.   

Ces alluvions récentes reposent, dans les régions de Pons et Jonzac, sur des formations calcaires datant du Crétacé supérieur (ère secondaire). Entre Jonzac et Barbezieux, les alluvions récentes reposent sur des sables kaoliniques et des argiles sableuses datant du Tertiaire. Enfin, dans la région de Montlieu-la-Garde (au sud-ouest de l’aire d’étude), les formations fluviatiles se sont établies sur des calcaires datant du Crétacé supérieur.

Les sols des vallées de la Seugne et de ses affluents sont plus ou moins tourbeux et hydromorphes. Dans les régions de Pons et de Jonzac, les terres de Champagne se sont installées sur les formations calcaires.

5. Les eaux souterraines

Dans la région de Jonzac, l’aquifère principal est un réservoir de nappes superficielles du Santonien inférieur-Coniacien-Turonien. Cette nappe circule dans des fissures et chenaux au sein d’assises carbonatées propices à la karstification.

Entre Jonzac et Barbezieux, les formations tertiaires sablo-argileuses ont permis la mise en place d’un réseau actif de drainage très ramifié et très dense. Il s’agit d’un ensemble très faiblement perméable et possédant peu de ressources en eaux souterraines. Il constitue une formation-relais pour l’alimentation des nappes sous-jacentes.

Les nappes aquifères profondes ont été détectées au Lias inférieur-Trias.

La plupart des aquifères superficiels sont en liaison avec le réseau hydrographique sur lequel ils possèdent un rôle régulateur.

Ils fournissent l’essentiel des écoulements des cours d’eau en été et tout prélèvement effectué dans ces nappes a des répercussions sur le débit des rivières.
Ces aquifères présentent également une forte vulnérabilité aux pollutions.

6. Le réseau hydrographique

La Seugne est un affluent rive gauche de la Charente avec laquelle elle conflue sur la commune de Gonds, une vingtaine de km au nord de Pons. La rivière prend sa source dans le département de la Charente-Maritime, au pied de la colline de Montlieu-la-Garde, au lieu-dit « les Jards ». Elle traverse un nombre important de communes dont Jonzac, Mosnac et Pons.

Elle draine un bassin versant total d’une superficie de 980 km2 et de nombreuses sources latérales et petits ruisseaux viennent grossir ses eaux sur la totalité de son parcours. En amont de Pons, ses principaux affluents sont :

  • en rive droite : le Pharaon, la Pimparade, le Trèfle (et son affluent le Tâtre), le Médoc,
  • en rive gauche : la Maine (et ses affluents le Tort et le Tarnac), la Laurençanne, la Soute.

Les cours de la Seugne et de ses affluents sont jalonnés d’un grand nombre d’ouvrages, essentiellement des systèmes hydrauliques d’anciens moulins, ainsi que des clapets de répartition.

La Seugne et ses affluents sont non domaniaux. L’entretien du lit incombe donc aux propriétaires. Néanmoins, sur la majorité des communes, cet entretien est délégué à des Syndicats Intercommunaux d’Aménagement Hydraulique.